REACTION DE L’APARECO concernant la conférence de presse de Monsieur Félix TSHILOMBO

L’APARECO a suivi avec attention la conférence de presse donnée, ce mercredi 6 mai 2026 à Kinshasa, par Monsieur Félix TSHILOMBO. C’est avec consternation et profonde indignation qu’il nous revient de noter la légèreté avec laquelle notre pays est dirigé.

Considérant cet exercice comme le pivot de toute action de communication d’un gouvernement en direction de la presse et des médias, le déroulement ainsi que le contenu de cette intervention confirment non seulement la non-maîtrise des sujets sensibles mais ceux-ci sont traités d’une marnière déconcertante par le régime en place à Kinshasa.

Sur la forme, il sied de souligner qu’avec la présence de son équipe gouvernementale, cette grande messe était préparée pour faire des annonces officielles compte tenu du fait que c’est le fond qui remonte à la surface.   

A cet égard, l’APARECO tient à formuler les notations suivantes :

De la réforme de la constitution à la suspension d’élection présidentielle

En manifestant publiquement sa détermination à tenir le cap pour la révision de l’article 220 de la constitution (charte d’occupation), Monsieur Félix TSHILOMBO semble, soit ignorer ou ne pas maîtriser tous les paramètres sur la gravité de la situation dans laquelle se trouve la République démocratique du Congo dans le contexte actuel. Nul n’est besoin de rappeler que l’Est de notre pays échappe à son contrôle et que tout changement de cette constitution (charte d’occupation qui lui a permis d’être propulsé Président de la République par Hyppolite KANAMBE) ne concernera en aucun cas cette partie orientale de notre territoire national et de ce fait, la partition de notre pays sera ainsi actée.

Il est d’autant plus incompréhensible d’envisager d’un côté le report des élections prévues en 2028 en cas de prolongation du conflit dans l’est du pays, au demeurant inventé de toutes pièces, et de l’autre, vouloir organiser un référendum dans le même contexte.

Par conséquent, insister sur le changement de la constitution, revient à baliser le terrain pour la réalisation de son ultime objectif qui n’est autre que « La légalisation de l’occupation et la balkanisation du Congo ».

Ce projet machiavélique de dislocation de notre pays couplée d’une nouvelle constitution de la partie sous son contrôle, lui permettrait d’assurer son maintien au pouvoir pour les dix voire quatorze prochaines années dans ce nouveau territoire avec un nouveau               

dessin de la frontière. Ce n’est d‘ailleurs pas un hasard si Félix TSHILOMBO a délibérément choisi de faire un parallèle avec la situation en Ukraine. Ce parallélisme doit permettre aux Congolais de bien cerner l’étendue et les conséquences de ce plan diabolique dont le Fils TSHISEKEDI constitue l’élément essentiel pour sa concrétisation.

De l’évolution des territoires contrôlés par les Rwandais en RD Congo

 Sur la présence des Forces rwandaises de défense sur notre territoire, Monsieur Félix TSHILOMBO affirme « Seul Dieu sait quand les troupes rwandaises quitteront l’Est de notre pays… Le problème est qu’elles continuent de renforcer leurs positions ». La question clé bien entendu reste de savoir comment passer de cette affirmation sans équivoque à la pacification de notre pays sous ce régime.

La réponse est assez évidente : la solution ne viendra jamais de celui qui a créé le problème.

Pour paraphraser Adolphe Thiers, Gouverner, c’est prévoir. Et Prévoir, c’est Anticiper. L’affirmation du Fils TSHISEKEDI est la preuve d’une gestion chaotique qui est indéniablement voulue au sommet de l’Etat. Cela dit, avec la présence de Félix TSHILOMBO au sommet de nos institutions, la RD Congo s’est clairement mise dans la zone de danger. Le risque fatal étant la disparition totale de notre pays en tant qu’Etat.

Le plus grave est qu’avec les renforcements de troupes rwandaises dans l’est de notre pays, les nouveaux périmètres se dessinent au fil du temps. Cette configuration représente, malheureusement pour nous, les prémices des nouvelles frontières. Pendant que cette future cartographie se met en place, le fils TSHISEKEDI continue à distraire le peuple congolais avec des sujets transverses.

Des déclarations incohérentes, preuves extrinsèques d’une culture de l’irresponsabilité

Quand l’Etat, par l’intermédiaire de son représentant suprême, est déclaré irresponsable, ce n’est malheureusement jamais ce dernier qui paye les fautes commises mais plutôt toutes les institutions.

Cela étant dit, sur l’affaire escarmouche, Monsieur Félix TSHILOMBO enchaîne sans équivoque « Je présente mes excuses au peuple congolais, non pas parce que je me serais dégonflé mais parce que j’avais reçu de fausses informations concernant notre armée ». On se demande si et seulement si le fils TSHISEKEDI mesure un seul instant la gravité de ses propos. On peut tout simplement déplorer la tragédie pour le peuple congolais d’avoir un dirigeant au sommet de l’Etat qui ignore tout sur la sécurité de son pays alors qu’il doit être la personne la mieux informée du pays.

Tout en soulignant qu’au moment où il évoquait ce sujet, il venait de passer 5 bonnes années au sommet de l’Etat congolais. Et c’est 

cette même personne qui prétend vouloir conduire, une fois de plus, les destinées de tout un pays pour les années à venir alors qu’il n’a même pas le contrôle de tous les paramètres sécuritaires.

Toutes ces distractions profitent à Paul KAGAME pour pouvoir avancer ses pions sur le terrain en toute sérénité sans que les Congolais, du moins les Kinoises et Kinois, ne s’en rendent compte.

Sur le social des Congolais

 A la question de savoir sur ses sentiments quand il passe avec son cortège et voit des millions de Kinois à pied. A Félix TSHILOMBO d’affirmer, « … c’est une situation qui nous tombe dessus parce que c’est l’accumulation de plusieurs années de non-action, de l’inaction. On est resté sans politique réelle de la ville et voilà les conséquences… ».

Quel aveu ! Quel manque de prévision et d’anticipation ! Depuis toutes ses années à l’opposition, ignorait-il cette situation ? Encore une fois, ce n’est pas sa faute. C’est la faute des autres. Cela reflète clairement le manque d’une planification territoriale sérieuse et les politiques d’aménagement quasiment inexistantes. Grosso modo, Félix TSHILOMBO présente une image de manque de compréhension globale de la situation sociale des Congolais ou du moins c’est le cadet de ses soucis.

En conclusion : j’y suis et j’y reste

Monsieur Félix TSHISEKEDI n’est pas prêt à quitter la présidence. Sa stratégie pour s’accrocher au pouvoir se tient sur la confiscation de l’appareil d’Etat. Maintenir le statu quo dans l’Est et provoquer la dislocation du pays est le centre de gravité de sa stratégie.

L’idée s’est imposée progressivement au fil du temps par de coteries et petites touches de ses partisans dont la majorité est issue de la même tribu que leur Président.

Pour s’éterniser au pouvoir, sa seule et unique voie reste celle de créer le chao en annonçant Urbi et orbi, devant ses partisans, la révision constitutionnelle qui permettrait de remettre à zéro le compteur des mandats présidentiels.

Par voie de conséquence, seul le pouvoir à tout prix intéresse le fis TSHISEKEDI et non l’avenir et l’intégrité de ce pays ainsi que le bien-être du peuple congolais.

De ce qui précède, l’APARECO exhorte le peuple congolais à ne compter que sur lui-même pour se libérer de ces politiciens pilleurs et jouisseurs au pouvoir à Kinshasa.

Nous ne voulons ni du duo Corneille NANGAA/Hyppolite KANAMBE, ni de Félix TSHILOMBO car ils ont tous un seul et unique maître que sont les dirigeants américains qui les dirigent et orientent pour la dislocation de notre cher et beau pays.

Ils sont tous responsables du malheur du peuple congolais et devront tous être traités de la même manière sans distinction aucune.

L’APARECO ne cessera jamais d’alerter le peuple congolais, et de lui faire prendre conscience des menaces qui pèsent sur son existence et son avenir.

Il est plus que temps d’agir pour que le peuple congolais dispose de son pays, de ses richesses et de son avenir. Ceci passe par la neutralisation de ces politiciens jouisseurs et pilleurs au pouvoir à Kinshasa et de leurs complices dans la partie orientale de notre pays.   

Que vive la Résistance !

Que vive l’APARECO !

Que vive la République Démocratique du Congo !

INGETA !

Fait à Paris, le 11 mai 2026

Le Comité National

 

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