Halte à la xénophobie et aux violences contre les Africains en Afrique du Sud.

 

Au gouvernement Sud-Africain,

Nous, cadres de l’Apareco, établis dans les 5 continents, venons, au travers ce communiqué, nous insurger sans détour au regard de ce qui se passe actuellement en Afrique du Sud à l’encontre des Africains non originaires de l’Afrique du Sud. Nous considérons que cela est inacceptable, révoltant et profondément honteux.

Nous ne pouvons plus parler de simples tensions ou d’incidents isolés. Il s’agit d’une véritable traque, d’une chasse à l’homme visant des individus don’t le seul tort est d’être étrangers, africains, congolais. Cette violence nourrie par la xénophobie, constitue une atteinte grave à la dignité humaine et aux principes fondamentaux de fraternité entre les peuples africains.

Considérant que les Nations Unies ont condamné le colonialisme et toutes les pratiques de ségrégation et de discrimination don’t il s’accompagne, sous quelque forme et en quelque endroit qu’ils existent, et que la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, 1 du 14 décembre 1960 (résolution 1514 [XV] de l’Assemblée générale), a affirmé et solennellement proclamé la nécessité d’y mettre rapidement et inconditionnellement fin,

Comment tolérer que, sur un continent qui a tant souffert de la division, de la colonisation et de l’injustice, des Africains s’en prennent aujourd’hui à d’autres Africains ? Comment accepter que des vies soient brisées dans l’indifférence ou le silence ?

Le silence, justement, est devenu complice. L’inaction est une faute. Il ne suffit plus de condamner timidement : il faut agir.

Les autorités sud-africaines doivent être tenues responsables de la protection de toutes les personnes vivant sur leur territoire. Faillir à ce devoir est une violation grave des droits humains.

Nous exigeons des mesures immédiates, concrètes et visibles pour mettre fin à ces violences :

  • la protection effective des populations étrangères,
  • la poursuite des auteurs de ces actes criminels,
  • et un engagement clair contre toute forme de xénophobie.

Nous refusons de rester spectateurs pendant que nos frères et sœurs sont humiliés, agressés, traqués. Nous refusons la banalisation de la haine.

Nous souvenant du soutien du Zaïre de Mobutu au peuple Sud-Africain à l’époque de « l’apartheid », nous n’arrivons pas à comprendre cette dérive.

L’Apareco réclame à ce que l’Afrique reste un espace de solidarité, L’Apareco condamne énergiquement tout acte de violence envers tout être humain. L’Afrique n’est pas et ne deviendra pas un terrain où règne la xénophobie. Aujourd’hui, nous élevons la voix. Demain, nous continuerons le combat s’il le faut.

Trop, c’est trop.

Fait à Paris, le 29 mai 2026

Le Comité National.

Facebook Comments
Comments are closed